Un point c’est tout

Poitiers – Mérignac/Arlac : 1-1 Des Poitevins à deux vitesses ont gâché une nouvelle occasion de recoller à la tête. Pendant ce temps-là, ça gagne devant.

Encore une sortie foirée. Une de plus à domicile où les Poitevins ont abandonné la bagatelle de neuf points depuis la trêve. C’en est trop, l’accession est en train de filer sous le nez des hommes de Jaïr Karam qui ont soufflé le chaud et le froid hier soir.
Le froid d’entrée. Glacial même. Un Poitiers timide pour ne pas dire timoré subissait la légère pression arlacaise. Le 13 évoluait sans complexe face à des Noir et Blanc indigents et sans imagination. Après 24 minutes, le gardien Coulaud n’avait pas effectué la moindre intervention, malgré les efforts de Taragnat sur le côté droit. Le seul à surnager.
Septième réalisation
pour Cuvier
Serreau était à peine plus sollicité, sauf sur un coup franc de Ramé qu’il repoussait des deux poings (25). Le débat s’enlisait. Les défenses prenaient le pas sur les attaques. L’ennui gagnait la tribune clairsemée. Et ce qui devait arriver arriva : Machado adressait un centre au cordeau que Désirée, de la tête, catapulait dans le but en dépit d’une parade désespérée de Serreau (0-1, 40). Pour la énième fois, Poitiers était mené au score à domicile. Hier soir, il l’avait bien cherché en ratant à peu près tout ce qu’il entreprenait. Dans des proportions inouies à l’image de la tête smatchée de C. Jean-Etienne, à bout portant, qui fuyait le cadre (45).
La pause agissait comme un électrochoc. Les Poitevins, avec Barritault et Galas sortis du banc, retrouvait de l’allant, du liant. L’espoir revenait. 53 : Barritault lançait Cuvier qui résistait au retour d’un défenseur pour venir tromper Coulaud après une course de 50 m (1-1). Sa septième réalisation. La huitième ne tenait qu’à une claquette de Coulaud (63).
Mérignac/Arlac prenait des vagues, avec des moments de panique inattendus, mais ses projections vers l’avant demeuraient menaçantes. En tout cas, la rencontre montait de plusieurs crans dans l’intensité. Chacun cherchait le K.-O. Une bicyclette de Cuvier, sur un centre de Choubani, soulevait la tribune mais le ballon filait loin du cadre (75).
Le match tournait vinaigre avec des duels de plus en plus âpres que l’arbitre semblait ingorer. M. Larbre ne s’est pas fait que des amis… Les dix dernières minutes étaient irrespirables, mais les visiteurs tenaient bon malgré une dernière tentative de Lemaire en position idéale (90+2). Le ballon ne trouvait pas le cadre. Dans l’histoire, c’est encore l’adversaire qui se frotte les mains.
Source : Article centre presse